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Psaumes 115

Ce Psaume dans l’hébreu est la suite du précédent. Alleluia.

J’AI cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; mais j’ai été dans la dernière humiliation.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai cru, etc. Saint Paul (voir 2 Corinthiens, 4, 13) cite ce passage pour montrer que ceux qui ont le don de la foi la publient hardiment et sans aucune crainte de la part des hommes.

J’ai dit dans ma fuite : Tout homme est menteur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 3, 4. ― Dans mon transport ; expression qui se trouve déjà à Psaumes, 30, 23.

Que rendrai-je au Seigneur, pour tous les biens qu’il m’a faits.

Je prendrai le calice du salut ; et j’invoquerai le nom du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le calice du salut ; allusion au vin que l’on répandait sur les victimes d’actions de grâce, selon la loi mosaïque (voir Exode, 29, 40 ; Nombres, 15, 5 ; 28, vv. 7, 14), ou, suivant les Pères, au calice de la Passion de Jésus-Christ. ― Le calice du salut, figure du calice eucharistique, désigne la coupe qu’on offrait à Dieu pour le remercier de ses bienfaits, et qu’on buvait ensuite. La troisième des quatre coupes que buvaient les Juifs, dans la célébration de la fête de Pâques, était appelée la coupe de bénédiction ou d’actions de grâces. Voir 1 Corinthiens, 10, 16 ; Matthieu, 26, 27 ; Luc, 22, 17 ; Jérémie, 16, 7 ; 2 Rois, 3, 35 ; Proverbes, 31, 6.

Je m’acquitterai de mes vœux envers le Seigneur devant tout son peuple.

C’est une chose précieuse devant les yeux du Seigneur, que la mort de ses saints.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce verset rappelle la mort dont le Psalmiste a parlé, voir Psaume, 114, et à laquelle il a échappé. En disant que la mort du juste est précieuse aux yeux de Dieu, il affirme par la même l’existence de l’autre vie.

Ô Seigneur ! parce que je suis votre serviteur, parce que je suis votre serviteur, et le fils de votre servante, vous avez rompu mes liens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le fils de votre servante. Voir Psaumes, 85, 16.

C’est pourquoi je vous sacrifierai une hostie de louanges ; et j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je m’acquitterai de mes vœux envers le Seigneur devant tout son peuple ;

à l’entrée de la maison du Seigneur, au milieu de vous, ô Jérusalem !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le parvis. Les simples fidèles ne pouvaient pénétrer que les parvis de la maison du Seigneur, et c’est là qu’ils offraient à Dieu leurs offrandes et ce qu’ils lui avaient voué.