Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Job 16 Job 17 sur 42 chapitres Job 18 →

Job 17

TOUTES mes forces sont épuisées, mes jours ont été abrégés ; et il ne me reste plus que le tombeau.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon esprit ; c’est-à-dire ma force vitale.

Je n’ai point péché, et cependant mon œil ne voit rien que de triste et d’affligeant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon œil vit, etc. Mon œil nage dans les larmes les plus amères, ou bien, ne voit que les outrages les plus amers.

Délivrez-moi, Seigneur ! et me mettez auprès de vous ; et après cela que la main de qui que ce soit s’arme contre moi.

Vous avez éloigné leur cœur de l’intelligence ; c’est pourquoi ils ne seront point élevés.

Il promet du butin à ses compagnons ; mais les yeux de ses enfants tomberont dans la défaillance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il promet, lui Eliphaz. ― Les yeux de ses enfants s’éteindront, c’est-à-dire ses enfants seront malheureux.

Il m’a rendu comme la fable du peuple, et je suis devenu à leurs yeux un exemple de la justice de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Exemple ; selon le grec, risée, sujet de risée ; selon l’hébreu, l’action de tympaniser, raillerie ; mais beaucoup d’hébraïsants modernes, expliquant le terme hébreu par le chaldéen et l’arabe, le rendent par crachat, et au figuré par abomination.

Le chagrin m’obscurcit les yeux, et les membres de mon corps sont comme réduits à rien.

Les justes sont épouvantés de cet état où je suis, et l’innocent s’élèvera contre l’hypocrite.

Le juste demeurera toujours ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures en deviendra plus fort.

Revenez donc tous, et convertissez-vous, je vous en prie, et je vous ferai voir qu’il ne se trouve point de sage parmi vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Convertissez-vous ; c’est-à-dire changez de sentiment ; ne me condamnez plus, comme impie, par cela seul que je suis malheureux. ― Et je ne trouverai, etc. Et je vous montrerai qu’aucun de vous ne possède la véritable sagesse.

Mes jours se sont écoulés, et toutes les pensées que j’avais, ayant été renversées, ne servent qu’à me déchirer le cœur.

Elles ont changé la nuit en jour, et j’attends que la lumière reparaisse après les ténèbres.

Quand j’attendrai jusqu’au bout, le tombeau sera ma maison, et je me suis préparé mon lit dans les ténèbres.

J’ai dit à la pourriture, Vous êtes mon père ; et aux vers, Vous êtes ma mère et ma sœur.

Où est donc maintenant toute mon attente ? et qui est celui qui considère ma patience ?

Tout ce que je puis espérer descendra avec moi dans le plus profond du tombeau ; croyez-vous qu’au moins en ce lieu je puisse avoir du repos ?