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Exode 30
VOUS ferez aussi un autel de bois de setim, pour y brûler des parfums.
Il aura une coudée de long et une coudée de large, afin qu’il soit carré. Il aura deux coudées de haut, et des cornes sortiront de ses quatre angles.
Vous couvrirez d’un or très-pur la table de cet autel, et les quatre côtés avec ses cornes. Et vous y ferez une couronne d’or qui régnera tout autour,
et deux anneaux d’or de chaque côté sous la couronne, pour y faire entrer les bâtons qui serviront à le porter.
Vous ferez aussi les bâtons de bois de setim, et vous les couvrirez d’or.
Vous mettrez cet autel dans le saint vis-à-vis du voile, qui est suspendu devant l’arche du témoignage, devant le propitiatoire qui couvre l’arche du témoignage, où je vous parlerai.
Et Aaron y brûlera de l’encens d’excellente odeur : il le brûlera le matin lorsqu’il accommodera les lampes ;
et lorsqu’il les allumera au soir, il brûlera encore de l’encens devant le Seigneur : ce qui s’observera continuellement parmi vous dans la succession de tous les âges.
Vous n’offrirez point sur cet autel des parfums d’une autre composition que de celle que je vous prescrirai : vous n’y présenterez ni oblations, ni victimes, et vous n’y ferez aucun sacrifice de liqueurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’une autre composition ; d’une composition différente de celle des versets 34 et suivants.
Aaron priera une fois l’an sur les cornes de cet autel, en y répandant du sang de l’hostie qui aura été offerte pour le péché ; et cette expiation continuera toujours parmi vous de race en race. Ce sera là un culte très-saint pour honorer le Seigneur.
Le Seigneur parla aussi à Moïse, et lui dit :
Lorsque vous ferez le dénombrement des enfants d’Israël, chacun donnera quelque chose au Seigneur pour le prix de son âme ; et ils ne seront point frappés de plaies, lorsque ce dénombrement aura été fait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 1, 2.
Tous ceux qui seront comptés dans ce dénombrement, donneront un demi-sicle selon la mesure du temple. Le sicle a vingt oboles. Le demi-sicle sera offert au Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir lévitique, 27, 25 ; Nombres, 3, 47 ; Ezéchiel, 45, 12. ― Voir Exode, note, 21.32.
Celui qui entre dans ce dénombrement, c’est-à-dire, qui a vingt ans et au-dessus, donnera ce prix.
Le riche ne donnera point plus d’un demi-sicle, et le pauvre n’en donnera pas moins.
Et ayant reçu l’argent qui aura été donné par les enfants d’Israël, vous l’emploierez pour les usages du tabernacle du témoignage, afin que cette oblation porte le Seigneur à se souvenir d’eux, et qu’elle serve à l’expiation de leurs âmes.
Le Seigneur parla encore à Moïse, et lui dit :
Vous ferez aussi un bassin d’airain élevé sur une base pour s’y laver ; et vous le mettrez entre le tabernacle du témoignage et l’autel des holocaustes. Et après que vous y aurez mis de l’eau,
Aaron et ses fils en laveront leurs mains et leurs pieds,
lorsqu’ils devront entrer au tabernacle du témoignage, ou quand ils devront approcher de l’autel pour y offrir des parfums au Seigneur ;
de peur qu’autrement ils ne soient punis de mort. Cette ordonnance sera éternelle pour Aaron et pour tous ceux de sa race qui doivent lui succéder.
Le Seigneur parla encore à Moïse,
et lui dit : Prenez des aromates ; savoir : le poids de cinq cents sicles de la myrrhe la première et la plus excellente ; la moitié moins de cinnamome, c’est-à-dire, le poids de deux cent cinquante sicles ; et de même deux cent cinquante sicles de canne aromatique ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cinq cents sicles ou 7 kilog. De myrrhe, résine odorante qui coule de l’arbre appelé balsamoendron myrrha. ― Moitié moins, c’est-à-dire deux cent cinquante sicles ou 3 kilo ½ de cinnamome, canne. « La canne odorante est un roseau connu par les botanistes sous le nom de calamus aromaticus, et le cinnamome est l’écorce du cinnamomum verum. » (E. RIMMEL). ― Pour la myrrhe, voir aussi Psaume, note 44.8.
cinq cents sicles de canelle au poids du sanctuaire, et une mesure de hin d’huile d’olive.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cinq cents sicles ou 7 kilogrammes de casse, écorce du cinnamomum casia.
Vous ferez de toutes ces choses une huile sainte pour servir aux onctions, un parfum composé selon l’art du parfumeur.
Vous en oindrez le tabernacle du témoignage et l’arche du testament ;
la table avec ses vases, le chandelier et tout ce qui sert à son usage, l’autel des parfums,
et celui des holocaustes, et tout ce qui est nécessaire pour le service et le culte qui s’y doit rendre, et le bassin avec sa base.
Vous sanctifierez toutes ces choses, et elles deviendront saintes et sacrées. Celui qui y touchera, sera sanctifié.
Vous en oindrez Aaron et ses fils, et vous les sanctifierez, afin qu’ils exercent les fonctions de mon sacerdoce.
Vous direz aussi de ma part aux enfants d’Israël : Cette huile qui doit servir aux onctions me sera consacrée parmi vous, et parmi les enfants qui naîtront de vous.
On n’en oindra point la chair de l’homme, et vous n’en ferez point d’autre de même composition, parce qu’elle est sanctifiée, et que vous la considérerez comme sainte.
Quiconque en composera de semblable, et en donnera à un étranger, sera exterminé du milieu de son peuple.
Le Seigneur dit encore à Moïse : Prenez des aromates, c’est-à-dire, du stacté, de l’onyx, du galbanum odoriférant, et de l’encens le plus luisant ; et que le tout soit de même poids.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Du stacté, gomme odorante du styrax officinalis. ― De l’onyx. « La version la plus accréditée représente l’onyx comme la coquille d’un poisson habitant les marais de l’Inde et qui devait son odeur au nard dont il se nourrissait. Ce poisson se trouvait aussi dans la mer Rouge, dont les Hébreux le tiraient sans doute. L’écaille blanche et transparente qui le renfermait ressemblait à un ongle humain, ce qui lui fit donner le nom d’onyx. Onyx en grec signifie ongle. » (E. RIMMEL). ― Du galbanum, résine tirée par incision de la ferula, arbuste qui croît en Syrie, en Arabie et en Abyssinie. ― De l’encens, résine tirée d’un arbre de l’Arabie heureuse et de l’Inde, arbor thuris. ― De l’encens le plus luisant. « L’encens est une gomme-résine obtenue par incision d’une térébinthacée nommée par les anciens Thurifera et par les modernes Bosweillia Thurifera. Cet arbuste est originaire d’Arabie ; c’était, du temps de Virgile, le pays de Saba qui fournissait le meilleur : India mittit ebur, molles sua thura Sabæi. L’Inde nous envoie l’ivoire et Saba ses encens… On distingue deux sortes d’encens : le meilleur, l’encens mâle, est rond, blanc, onctueux, et s’enflamme facilement. L’encens femelle est mou, plus résineux et moins suave d’odeur. On les extrait tous deux en incisant l’écorce de l’arbre… L’encens brûlé seul produit une fumée âcre et peu agréable ; aussi celui qu’emploie de nos jours le culte catholique est-il mélangé avec du benjoin. » (E. RIMMEL.)
Vous ferez un parfum composé de toutes ces choses selon l’art du parfumeur, qui étant mêlé avec soin, sera très-pur et très-digne de m’être offert.
Et lorsque vous les aurez battues et réduites toutes en une poudre très-fine, vous en mettrez devant le tabernacle du témoignage, qui est le lieu où je vous apparaîtrai. Ce parfum vous deviendra saint et sacré.
Vous n’en composerez point de semblable pour votre usage, parce qu’il est consacré au Seigneur.
L’homme, quel qu’il soit, qui en fera de même pour avoir le plaisir d’en sentir l’odeur, périra du milieu de son peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De ses peuples ; c’est-à-dire de ses familles ; car le mot du texte hébreu signifie l’un et l’autre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le témoignage ; c’est-à-dire l’arche du témoignage. Voir Exode, 26, 33.