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Exode 20

LE Seigneur parla ensuite de cette sorte à Israël :

Je suis le Seigneur, votre Dieu, qui vous ai tiré de l’Egypte, de la maison de servitude.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 5, 6 ; Psaumes, 80, 11.

Vous n’aurez point de dieux étrangers devant moi.

Vous ne vous ferez point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 26, 1 ; Deutéronome, 4, 15 ; Joué, 24, 14 ; Psaumes, 96, 7. ― L’histoire du veau d’or (chapitre 32) montre la sagesse de cette défense, qui a évidemment pour but d’empêcher l’idolâtrie (verset 5) ; mais on ne saurait légitimement en inférer que toutes sortes de représentations et d’images soient défendues ; car Moïse lui-même fit faire des Chérubins qu’il posa sur l’arche (voir Exode, 20, 18-19) ; Salomon en plaça aussi dans le sanctuaire du temple de Jérusalem ; il mit même des figures de bœuf, sous le vaisseau appelé la mer de fonte, et sur les socles des figures de lions (voir 3 Rois, 6, 23 ; 7, vv. 29, 44). Ajoutons que les représentations de Dieu sont naturellement très propres à réveiller et à entretenir en nous les sentiments d’amour, d’adoration, de reconnaissance que nous lui devons, et que les images des saints nous excitent puissamment à l’admiration et à l’imitation de leurs vertus.

Vous ne les adorerez point, et vous ne leur rendrez point le souverain culte. Car je suis le Seigneur, votre Dieu, le Dieu fort et jaloux, qui venge l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et quatrième génération dans tous ceux qui me haïssent,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Visitant ; c’est-à-dire, punissant dans les enfants qui imitent l’iniquité de leurs pères.

et qui fais miséricorde dans la suite de mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes préceptes.

Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur, votre Dieu ; car le Seigneur ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris en vain le nom du Seigneur, son Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 19, 12 ; Deutéronome, 5, 11 ; Matthieu, 5, 33.

Souvenez-vous de sanctifier le jour du sabbat.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Exode, 31, 13 ; Deutéronome, 5, 14 ; Ezéchiel, 20, 12.

Vous travaillerez durant six jours, et vous y ferez tout ce que vous aurez à faire.

Mais le septième jour est le jour du repos consacré au Seigneur, votre Dieu. Vous ne ferez en ce jour aucun ouvrage, ni vous, ni votre fils, ni votre fille, ni votre serviteur, ni votre servante, ni vos bêtes de service, ni l’étranger qui sera dans l’enceinte de vos villes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tes portes ; hébraïsme, pour tes villes.

Car le Seigneur a fait en six jours le ciel, la terre et la mer, et tout ce qui y est renfermé, et il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat, et il l’a sanctifié.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 2, 2.

Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre que le Seigneur, votre Dieu, vous donnera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 5, 16 ; Matthieu, 15, 4 ; Ephésiens, 6, 2. ― Afin que tu sois d’une longue vie sur la terre. Dans ce passage et dans beaucoup d’autres, Dieu donne pour sanction à sa loi des récompenses ou des peines temporelles. « Dans ce Testament qu’on appelle proprement Ancien et qui a été donné sur le mont Sinaï, dit saint Augustin, on ne rencontre d’autre promesse explicite que celle d’une félicité terrestre. » A des hommes encore grossiers, il fallait des récompenses grossières. « La loi de Moïse, dit Bossuet, ne donnait à l’homme qu’une première notion de la nature de l’âme et de sa félicité… Les merveilles de la vie future ne furent pas alors universellement développées, et c’était au jour du Messie que cette grande lumière devait paraître à découvert. C’est un des caractères du peuple nouveau de poser pour fondement de la religion la foi de la vie future. »

Vous ne tuerez point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5,21.

Vous ne commettrez point de fornication.

Vous ne déroberez point.

Vous ne porterez point faux témoignage contre votre prochain.

Vous ne désirerez point la maison de votre prochain : vous ne désirerez point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune de toutes les choses qui lui appartiennent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 7, 7 ; 13, 9.

Or tout le peuple entendait les tonnerres et le sonde la trompette,et voyait les lampes ardentes, et la montagne toute couverte de fumée. Et dans la crainte et l’effroi dont ils étaient saisis, ils se tinrent éloignés,

et ils dirent à Moïse : Parlez-nous vous-même, et nous vous écouterons : mais que le Seigneur ne nous parle point, de peur que nous ne mourions.

Moïse répondit au peuple : Ne craignez point ; car c’est pour vous éprouver que Dieu est venu, et pour imprimer en vous sa crainte, afin que vous ne péchiez point.

Le peuple demeura donc bien loin ; et Moïse s’approcha de l’obscurité où Dieu était.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 18, 16 ; Hébreux, 12, 18.

Le Seigneur dit encore à Moïse : Vous direz ceci aux enfants d’Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé du ciel.

Vous ne vous ferez point de dieux d’argent, ni de dieux d’or.

Vous me dresserez un autel de terre, et vous m’offrirez dessus vos holocaustes, vos hosties pacifiques, vos brebis et vos bœufs, en tous les lieux où la mémoire de mon nom sera établie ; alors je viendrai à vous et je vous bénirai.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 27, 28 ; 38, 7.

Si vous me faites un autel de pierre, vous ne le bâtirez point de pierres taillées : car il sera souillé, si vous y employez le ciseau.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 27, 5 ; Josué, 8, 31.

Vous ne monterez point par des degrés à mon autel, de peur que votre nudité ne soit découverte.