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Exode 19
LE troisième jour du troisième mois depuis que les enfants d’Israël furent sortis de l’Egypte, ils vinrent au désert de Sinaï.
Etant partis de Raphidim, et arrivés en ce désert, ils campèrent au même lieu ; et Israël y dressa ses tentes vis-à-vis de la montagne.
Moïse monta ensuite pour parler à Dieu ; car le Seigneur l’appela du haut de la montagne, et lui dit : Voici ce que vous direz à la maison de Jacob, et ce que vous annoncerez aux enfants d’Israël :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 7, 38.
Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait aux Egyptiens, et de quelle manière je vous ai portés, comme l’aigle porte ses aiglons sur ses ailes, et je vous ai pris pour être à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 29, 2.
Si donc vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous serez le seul de tous les peuples que je posséderai comme mon bien propre : car toute la terre est à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 23, 1.
Vous serez mon royaume, et un royaume consacré par la prêtrise ; vous serez la nation sainte. C’est là ce que vous direz aux enfants d’Israël.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 2, 9. ― C’est principalement sous le règne de Jésus-Christ que les fidèles sont le sacerdoce royal et la nation sainte.
Moïse étant donc venu vers le peuple, fit assembler les anciens, et leur exposa tout ce que le Seigneur lui avait commandé de leur dire.
Le peuple répondit tout d’une voix : Nous ferons tout ce que le Seigneur a dit. Moïse rapporta au Seigneur les paroles du peuple.
Et le Seigneur lui dit : Je vais venir à vous dans une nuée sombre et obscure, afin que le peuple m’entende lorsque je vous parlerai, et qu’il vous croie dans toute la suite. Après que Moïse eut rapporté au Seigneur les paroles du peuple,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’obscurité de la nuée ; c’est-à-dire la nuée obscure ; dont il a déjà été parlé.
il lui dit : Allez trouver le peuple, purifiez-le, et sanctifiez-le aujourd’hui et demain ; qu’ils lavent leurs vêtements,
et qu’ils soient prêts pour le troisième jour : car dans trois jours le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne de Sinaï.
Vous marquerez tout autour des limites pour le peuple, et vous leur direz : Prenez bien garde de ne pas monter sur la montagne, ni d’en approcher tout autour. Quiconque touchera la montagne, sera puni de mort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 12, 18. ― Mourra de mort ; hébraïsme, pour mourra sans rémission, infailliblement.
La main de l’homme ne le touchera point pour le tuer, mais il sera lapidé ou percé de flèches : soit que ce soit une bête de service, ou un homme, il perdra la vie. Quand la trompette commencera à sonner, qu’ils montent alors vers la montagne.
Moïse étant descendu de la montagne, vint trouver le peuple, et il le sanctifia. Et après qu’ils eurent lavé leurs vêtements,
il leur dit : Soyez prêts pour le troisième jour, et ne vous approchez point de vos femmes.
Le troisième jour étant arrivé, sur le matin, comme le jour était déjà grand, on commença à entendre des tonnerres, et à voir briller des éclairs ; une nuée très-épaisse couvrit la montagne, la trompette sonna avec grand bruit, et le peuple qui était dans le camp fut saisi de frayeur.
Alors Moïse le fit sortir du camp pour aller au-devant de Dieu, et ils demeurèrent au pied de la montagne.
Tout le mont Sinaï était couvert de fumée ; parce que le Seigneur y était descendu au milieu des feux. La fumée s’en élevait en haut comme d’une fournaise ; et toute la montagne causait de la terreur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 4, 11.
Le son de la trompette s’augmentait aussi peu à peu, et devenait plus fort et plus perçant. Moïse parlait à Dieu, et Dieu lui répondait.
Le Seigneur étant descendu sur Sinaï, sur le sommet de la montagne, appela Moïse au lieu le plus haut. Et lorsqu’il y fut monté,
Dieu lui dit : Descendez vers le peuple, et déclarez-lui hautement ma volonté, de peur que dans le désir de voir le Seigneur il ne passe les limites qu’on lui a marquées, et qu’un grand nombre d’entre eux ne périsse.
Que les prêtres aussi qui s’approchent du Seigneur, se sanctifient, de peur qu’il ne les frappe de mort.
Moïse répondit au Seigneur : Le peuple ne pourra monter sur la montagne de Sinaï, parce que vous m’avez fait vous-même ce commandement très-exprès, en me disant : Mettez des limites autour de la montagne, et sanctifiez le peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et sanctifie-la. Le mot sanctifier a ici, comme souvent d’ailleurs, le sens de séparer une chose de l’usage commun et ordinaire, de la déclarer sainte.
Le Seigneur lui dit : Allez, descendez. Vous monterez ensuite, vous, et Aaron avec vous. Mais que les prêtres et le peuple ne passent point les limites, et qu’ils ne montent point où est le Seigneur, de peur qu’il ne les fasse mourir.
Moïse descendit donc vers le peuple, et lui rapporta tout ce que Dieu lui avait dit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 33, 15. ― Voir à la fin du volume la note 10 sur le mont Sinaï.