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Tobie 12
Alors Tobie appela à lui son fils, et lui dit : Que pouvons-nous donner à ce saint homme qui a été avec vous ?
Tobie répondant, dit à son père : Mon père, quelle récompense lui donnerons-nous ?
Il m’a mené et ramené en santé, il a été lui-même recevoir l’argent de Gabélus, il m’a fait avoir ma femme, il a éloigné d’elle le démon, il a rempli de joie son père et sa mère ; il m’a délivré du poisson qui allait me dévorer, il vous a fait voir à vous-même la lumière du ciel, et c’est par lui que nous avons été comblés de biens. Que pouvons-nous donc lui donner, qui égale tout ce qu’il a fait pour nous ?
Mais je vous prie, mon père, de le supplier de vouloir bien accepter la moitié de tout le bien que nous avons apporté.
Tobie le père et son fils le firent venir ensuite ; et l’ayant pris à part, ils le conjurèrent de vouloir bien recevoir la moitié de tout ce qu’ils avaient apporté.
L’ange alors leur parla ainsi en secret : Bénissez le Dieu du ciel, et rendez-lui gloire devant tous les hommes, parce qu’il a fait éclater sur vous sa miséricorde.
Car s’il est bon de tenir caché le secret du roi, c’est une chose honorable de révéler et de confesser les œuvres de Dieu.
La prière accompagnée du jeûne et de l’aumône vaut mieux que tous les trésors et tout l’or qu’on peut amasser ;
Car l’aumône délivre de la mort : et c’est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De la mort ; éternelle. Voir Tobie, 4, 11.
Mais ceux qui commettent le péché et l’iniquité sont ennemis de leurs âmes.
Je vous manifeste donc la vérité ; et je ne vous cacherai point une chose qui est secrète.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une chose ; littéralement une parole. Comme nous l’avons déjà remarqué, dans l’Ecriture le mot parole se prend très souvent dans le sens de chose, fait, événement.
Lorsque vous priiez avec larmes, et que vous ensevelissiez les morts, que vous quittiez pour cela votre dîner, et que vous cachiez les morts dans votre maison durant le jour, pour les ensevelir durant la nuit, j’ai présenté vos prières au Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ton repas. Voir Tobie, 2, 1.
Et parce que vous étiez agréable à Dieu, il a été nécessaire que la tentation vous éprouvât.
Maintenant donc le Seigneur m’a envoyé pour vous guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de votre fils ;
Car je suis l’ange Raphaël, l’un des sept qui sommes présents devant le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Raphaël ; mot hébreu qui signifie Dieu a guéri.
À ces paroles, ils furent troublés, et étant saisis de frayeur, ils tombèrent le visage contre terre.
Et l’ange leur dit : La paix soit avec vous ; ne craignez point ;
Car lorsque j’étais avec vous, j’y étais par la volonté de Dieu. Bénissez-le, et chantez ses louanges.
Il paraissait à la vérité que je buvais et que je mangeais avec vous ; mais je me nourris d’une viande invisible, et d’un breuvage qui ne peut être vu des hommes.
Il est donc temps que je retourne vers celui qui m’a envoyé ; et pour vous, bénissez Dieu, et publiez toutes ces merveilles.
Après ces paroles, il disparut de devant eux, et ils ne purent plus le voir.
Alors s’étant prosternés le visage contre terre pendant trois heures, ils bénirent Dieu ; et s’étant levés, ils racontèrent toutes les merveilles qu’il avait faites.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sixième section et conclusion de l’histoire, du chapitre 12 au chapitre 14 ; manifestation de l’ange Raphaël et dernières années de Tobie.