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2 Chroniques 3

SALOMON commença donc à bâtir le temple du Seigneur à Jérusalem sur la montagne de Moria, qui avait été montrée à David, son père, et au lieu même que David avait disposé dans l’aire d’Ornan, Jébuséen.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 6, 1 ; 2 Rois, 24, 25 ; 1 Paralipomènes, 21, 26. ― La montagne de Moria, à l’est de Jérusalem, dans laquelle elle fut depuis enclavée, au-dessus du versant occidental du torrent de Cédron.

Il commença cet édifice le second mois en la quatrième année de son règne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au second mois. Voir 3 Rois, 6, 1 (?).

Et voici le plan que suivit ce prince pour construire cette maison de Dieu : La longueur était de soixante coudées, suivant la première mesure ; la largeur de vingt coudées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La première ou l’ancienne mesure était celle dont on se servait du temps de Moïse et de Salomon, c’est-à-dire avant la captivité de Babylone ; elle avait un palme de plus que la coudée de Babylone. ― La coudée ordinaire avait 525 millimètres de longueur.

Le vestibule qui était devant, dont la longueur répondait à la largeur du temple, était aussi de vingt coudées ; mais sa hauteur était de cent vingt. Et Salomon le fit tout dorer par dedans d’un or très-fin et très-pur.

Il fit aussi lambrisser la partie la plus grande du temple de bois de sapin, et fit appliquer sur tout ce lambris des lames de l’or le plus pur. Et il y fit graver des palmes, et comme de petites chaînes qui étaient entrelacées les unes dans les autres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La maison la plus grande, c’est-à-dire le Saint.

Il fit paver le temple d’un marbre très-précieux, dont les compartiments faisaient un très-grand ornement.

L’or des lames dont il fit couvrir le lambris de cet édifice, les poutres, les pilastres, les murailles et les portes, était très-fin. Et il fit aussi représenter des chérubins sur les murailles.

Il fit encore le sanctuaire : sa longueur, qui répondait à la largeur du temple, était de vingt coudées, sa largeur avait pareillement vingt coudées : il le couvrit tout de lames d’or, qui pouvaient monter à six cents talents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le talent pesait 43 kilogrammes et demi.

Il fit aussi tous les clous d’or massif, dont chacun pesait cinquante sicles. Les chambres des étages d’en haut étaient aussi revêtues d’or.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le sicle pesait 14 grammes 20.

Outre cela il fit faire dans le sanctuaire deux statues de chérubins, qu’il couvrit toutes d’or.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le mot maison signifie ici par hébraïsme le lieu, l’espace intérieur, le dedans.

L’étendue des ailes de ces chérubins était de vingt coudées : de sorte qu’une de ces ailes avait cinq coudées, et touchait la muraille du temple ; et que l’autre, qui avait encore cinq coudées, touchait l’aile du second chérubin.

De même une des ailes de ce second chérubin, de cinq coudées d’étendue, touchait la muraille ; et son autre aile, qui était aussi de cinq coudées, venait joindre l’aile du premier.

Les ailes de ces deux chérubins étaient donc déployées, et avaient vingt coudées d’étendue. Et ces chérubins étaient représentés droits sur leurs pieds, et leurs faces tournées vers le temple extérieur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La maison extérieure ; c’est-à-dire le Saint et le parvis.

Il fit aussi un voile d’hyacinthe, de pourpre, d’écarlate et de fin lin, sur lequel il fit représenter des chérubins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 51.

Il fit de plus devant la porte du temple deux colonnes, qui avaient ensemble trente-cinq coudées de haut, et leurs chapiteaux étaient de cinq coudées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 52, 20.

Il fit aussi des chaînes comme il y en avait dans le sanctuaire, et il les mit sur les chapiteaux des colonnes ; et deux rangs de cent grenades, qui étaient entrelacées dans ces chaînes.

Il fit mettre ces colonnes au vestibule du temple : l’une à droite, l’autre à gauche. Il appela celle qui était du côté droit, Jachin ; et celle qui était du côté gauche, Booz.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur Jachin et Booz, voir 3 Rois, 7, 21.