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2 Chroniques 22
LES habitants de Jérusalem établirent roi en sa place Ochozias, le plus jeune de ses fils : parce qu’une troupe de voleurs arabes qui avaient fait une irruption dans le camp, avaient tué tous ses frères qui étaient plus âgés que lui. Ainsi Ochozias, fils de Joram, roi de Juda, prit possession du royaume.
Il avait vingt-deux ans quand il commenca à régner, et il ne régna qu’un an à Jérusalem. Sa mère se nommait Athalie, petite-fille d’Amri.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Quarante-deux. On lit, dans 4 Rois, 8, 26 : Vingt-deux ; ce qui est la vraie leçon.
Ce prince suivit aussi les voies de la maison d’Achab : car sa mère le porta à l’impiété.
Il fit donc le mal en la présence du Seigneur, comme la maison d’Achab, qui lui servit de conseil après la mort de son père ; et ce fut là la cause de sa perte.
Il marcha selon leurs conseils, et il alla à Ramoth de Galaad, avec Joram, fils d’Achab, roi d’Israël, faire la guerre à Hazaël, roi de Syrie ; et Joram fut blessé par les Syriens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ramoth-Galaad. Voir Deutéronome, 4, 43.
Comme il avait reçu beaucoup de blessures dans cette bataille, il s’en revint à Jezrahel pour s’y faire traiter. Ochozias, fils de Joram, roi de Juda, vint donc à Jezrahel pour voir Joram qui y était malade.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jezrahël. Voir 3 Rois, 21, 1.
Et ce fut par la volonté de Dieu, qui voulait punir Ochozias, qu’il vint rendre visite à Joram, et qu’y étant venu, il marcha avec lui contre Jéhu, fils de Namsi, que le Seigneur avait oint pour exterminer la maison d’Achab.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il sortit. C’est ainsi que porte l’hébreu, la Vulgate dit : Et qu’il sortait ; ce qui laisse la phrase inachevée.
Comme donc Jéhu s’en allait pour ruiner la maison d’Achab, il trouva les princes de Juda, et les fils des frères d’Ochozias qui le servaient ; il les tua tous.
Et cherchant aussi Ochozias, il le surprit caché dans la prorince de Samarie, et après qu’on le lui eut amené, il le fit mourir. On lui rendit l’honneur de la sépulture, parce qu’il était fils de Josaphat, qui avait cherché le Seigneur de tout son cœur : mais il n’y avait plus d’espérance qu’aucun de la race d’Ochozias pût régner ;
parce qu’Athalie, sa mère, voyant que son fils était mort, fit tuer tout ce qui restait de la maison royale de Joram.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 4 Rois, 11, 1.
Néanmoins Josabeth, fille du roi, prit Joas, fils d’Ochozias, et le déroba du milieu des autres enfants du roi, lorsqu’on les massacrait ; et elle le cacha, lui et sa nourrice, dans la chambre des lits : et Josabeth, qui l’avait ainsi caché, était fille de Joram, femme du pontife Joïada, et sœur d’Ochozias : c’est pourquoi Athalie ne put point le faire mourir.
Joas fut donc caché avec les prêtres dans la maison de Dieu durant les six années que régna Athalie sur le pays.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Avec eux ; avec Joïada, le pontife, et les prêtres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 4 Rois, 8, 25.