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2 Samuel 8
APRÈS cela David battit les Philistins, les humilia, et affranchit Israël de la servitude du tribut qu’il leur payait.
Il défit aussi les Moabites ; et les ayant fait coucher par terre, il les fit mesurer avec des cordes, comme on aurait mesuré un champ, et il en fit deux parts, dont il destina l’une à la mort, et l’autre à la vie. Et Moab fut assujetti à David, et lui paya tribut.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Moab ; c’est-à-dire les Moabites. ― Les mesura, etc. Après avoir rassemblé les captifs en un lieu, et les avoir fait coucher par terre, il les partagea en deux parties, dont l’une devait être mise à mort, et l’autre conserver la vie. D’après le droit de la guerre de ces temps, David pouvait les tuer tous, ou les transporter dans des pays étrangers.
David défit aussi Adarézer, fils de Rohob, roi de Soba, lorsqu’il marcha pour étendre sa domination jusque sur l’Euphrate.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Soba. Partie de la Syrie, voisine d’Emath et de Damas. ― L’Euphrate. Voir Genèse, 15, 18.
David lui prit dix-sept cents chevaux, et vingt mille hommes de pied ; coupa les nerfs des jambes à tous les chevaux des chariots, et n’en réserva que pour cent chariots.
Les Syriens de Damas vinrent au secours d’Adarézer, roi de Soba ; et David en tua vingt-deux mille.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La Syrie de Damas, le royaume de Syrie qui avait pour capitale Damas.
Il mit des garnisons dans la Syrie de Damas : la Syrie lui fut assujettie, et lui paya tribut ; et le Seigneurie conserva dans toutes les guerres qu’il entreprit.
Il prit les armes d’or des serviteurs d’Adarézer, et les porta à Jérusalem.
Il enleva encore une prodigieuse quantité d’airain des villes de Bété et de Béroth, qui appartenaient à Adarézer.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Beté porte le nom de Thébath dans le passage parallèle de 1 Paralipomènes, 18, 8. C’était une ville de l’Aram-Soba, entre Alep et Palmyre. ― Béroth, confondue souvent à tort avec Beyrouth, était aussi une ville de l’Aram-Soba, peut-être le Bercitàn actuel, dans la Cœlésyrie.
Thoü, roi d’Emath, ayant appris que David avait défait toutes les troupes d’Adarézer,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Emath ou Hamath, ville et pays habité par les Amathéens, tribu chananéenne ou héthéenne. La ville était bâtie sur l’Oronte. Sous les Séleucides, elle porta le nom d’Epiphanie de Syrie. Aujourd’hui Hamath.
envoya Joram, son fils, lui faire compliment, pour lui témoigner sa joie, et lui rendre grâces de ce qu’il avait vaincu Adarézer, et avait taillé son armée en pièces. Car Thoü était ennemi d’Adarézer. Joram apporta avec lui des vases d’or, d’argent et d’airain,
que le roi David consacra au Seigneur, avec ce qu’il lui avait déjà consacré d’argent et d’or pris sur toutes les nations qu’il s’était assujetties ;
sur la Syrie, sur Moab, sur les Ammonites, sur les Philistins, sur Amalec, avec les dépouilles d’Adarézer, fils de Rohob et roi de Soba.
David s’acquit aussi un grand nom dans la vallée des Salines, où il tailla en pièces dix-huit mille hommes, lorsqu’il retournait après avoir pris la Syrie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La vallée des Salines est très probablement la plaine au sud de la mer Morte, appelée aujourd’hui le Ghor. Les Iduméens avaient sans doute profité du moment où les Israélites faisaient la guerre contre la Syrie pour envahir leur pays.
Il mit de plus des officiers et des garnisons dans l’Idumée ; et toute l’Idumée lui fut assujettie. Le Seigneur le conserva dans toutes les guerres qu’il entreprit.
David régna donc sur tout Israël ; et dans les jugements qu’il rendait, il faisait justice à tout son peuple.
Joab, fils de Sarvia, était général de ses armées ; et Josaphat, fils d’Ahilud, avait la charge des requêtes.
Sadoc, fils d’Achitob, et Achimélech, fils d’Abiathar, étaient grands prêtres ; Saraïas était secrétaire.
Banaïas, fils de Joïada, commandait les Céréthiens et les Phéléthiens ; et les enfants de David étaient prêtres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Céréthiens et les Phéléthiens, probablement des soldats mercenaires de la tribu céréthienne (voir 1 Rois, 30, 14) et du pays des Philistins. ― Prêtres signifie ici, comme dans 3 Rois, 4, 5, amis ou conseillers du roi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 18, 1.