Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 2 Samuel 20 2 Samuel 21 sur 24 chapitres 2 Samuel 22 →

2 Samuel 21

DU temps de David il y eut une famine qui dura trois ans. David consulta l’oracle du Seigneur ; et le Seigneur lui répondit, que cette famine était arrivée à cause de Saül et de sa maison, qui était une maison de sang ; parce qu’il avait tué les Gabaonites.

Or les Gabaonites n’étaient point des enfants d’Israël, mais un reste des Amorrhéens. Les Israélites leur avaient promis avec serment, qu’ils ne les feraient point mourir : cependant Saül avait entrepris de les perdre par un faux zèle pour les enfants d’Israël et de Juda.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 9, 25. ― Leur avaient fait serment de leur conserver la vie.

David fit donc venir les Gabaonites, et leur dit : Que puis-je vous faire pour réparer l’injure que vous avez reçue, afin que vous bénissiez l’héritage du Seigneur ?

Les Gabaonites répondirent : Nous ne voulons pour satisfaction ni or, ni argent. Nous demandons justice contre Saül et contre sa maison ; et hors cela nous ne voulons point qu’on fasse mourir aucun homme d’Israël. Que voulez-vous donc, dit David, que je fasse pour vous ?

Ils lui répondirent : Nous devons tellement exterminer la race de celui qui nous a tourmentés et opprimés si injustement, qu’il n’en reste pas un seul dans toutes les terres d’Israël.

Qu’on nous donne au moins sept de ses enfants, afin que nous les mettions en croix, pour satisfaire le Seigneur à Gabaa d’où était Saül, qui fut autrefois l’élu du Seigneur. Le roi leur dit : Je vous les donnerai.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gabaa de Saül ; c’est-à-dire Gabaa, résidence de Saül. Saül, en effet, y avait résidé avant et après son élévation au trône. ― Voir 1 Rois, 11, 4.

Il épargna Miphiboseth, fils de Jonathas, fils de Saül, à cause de l’alliance que Jonathas et lui s’étaient jurée au nom du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 18, 3.

Mais il prit les deux fils de Respha, fille d’Aïa, Armoni et Miphiboseth, qu’elle avait eus de Saül ; et cinq fils que Mérob, fille de Saül, avait eus d’Hadriel, fils de Berzellaï, qui était de Molathi ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les cinq fils de Michol, etc. Le mot Michol paraît être une faute de copiste ; car on lit plus haut (voir 1 Rois, 18, 19) que ce fut Mérob, sœur de Michol, qui épousa Hadriel, le Molathite, que Michol eut pour mari Phalti, fils de Laïs (voir 1 Rois, 25, 44), et qu’elle mourut sans enfants (voir 2 Rois, 6, 23). Les Juifs et la plupart des commentateurs chrétiens croient, d’après la version chaldaïque, que ce fut Mérob qui enfanta ces cinq fils à Hadriel, et que Michol les lui éleva.

et il les mit entre les mains des Gabaonites, qui les crucifièrent sur une montagne devant le Seigneur. Ainsi moururent ces sept hommes, ayant été exécutés tous ensemble dans les premiers jours de la moisson, lorsque l’on commençait à couper les orges.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur la montagne voisine de Gabaa. ― Devant le Seigneur, probablement en présence de l’autel qui était sur cette montagne. ― Dans les premiers jours de la moisson… de l’orge, au mois d’avril.

Respha, fille d’Aïa, prenant un cilice, l’étendit sur une pierre, et demeura là depuis le commencement de la moisson jusqu’à ce que l’eau du ciel tombât sur eux ; et elle empêcha les oiseaux de déchirer leurs corps pendant le jour, et les bêtes de les manger pendant la nuit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son cilice, vêtement en étoffe grossière et en forme de sac. ― Jusqu’à ce que l’eau du ciel tombât sur eux, en octobre.

Et cette action de Respha, fille d’Aïa, concubine de Saül, fut rapportée à David.

Alors David alla prendre les os de Saül et de Jonathas, son fils, à Jabès en Galaad ; ceux de cette ville les ayant enlevés de la place de Bethsan, où les Philistins les avaient pendus après que Saül eut été tué à Gelboé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 31, 12. ― Jabès-Galaad. Voir Juges, 21, 8.

David transporta donc de là les os de Saül et de Jonathas, son fils ; et ayant fait recueillir les os de ceux qui avaient été crucifiés à Gabaon,

il les fit ensevelir avec ceux de Saül et de Jonathas, son fils, dans le sépulcre de Cis, père de Saül, à Séla, au pays de Benjamin. Les ordres que le roi avait donnés sur ce sujet, furent exactement exécutés ; et après cela Dieu se rendit propice à la terre comme auparavant.

Les Philistins firent encore une guerre contre Israël. David marcha contre eux avec son armée, leur donna bataille, et s’étant trouvé las dans le combat,

Jesbibénob, de la race d’Arapha, qui avait une lance dont le fer pesait trois cents sicles, et une épée qui n’avait point encore servi, était près de le tuer :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 17, 7. ― De la race d’Arapha, des Raphaïm ou géants. ― Trois cent onces, hébreu : trois cents sicles ou environ 40 kilogrammes.

mais Abisaï, fils de Sarvia, prévint le Philistin, le tua, et sauva David. Alors les gens de David lui firent cette protestation avec serment : Nous ne souffrirons plus que vous veniez à la guerre avec nous, de peur que vous n’éteigniez la lampe d’Israël.

Il y eut une seconde guerre à Gob, ou Gazer, contre les Philistins : où Sobochaï de Husathi tua Saph, descendu d’Arapha, de la race des géants.

Il y eut aussi une troisième guerre à Gob, contre les Philistins ; en laquelle Elehanan, fils de Jaaré, surnommé Orgim, de Bethléhem, tua le frère de Goliath de Geth, qui avait une lance dont la hampe était comme le grand bois dont se servent les tisserands.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Adéodatus, Dieudonné est la traduction de l’hébreu Elkhanan. ― Saltus, nom propre traduit : en hébreu Jaïr.

Il se fit une quatrième guerre à Geth ; où il se trouva un grand homme qui avait six doigts aux pieds et aux mains, c’est-à-dire, vingt-quatre doigts ; et qui était de la race d’Arapha.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Geth, une des cinq grandes villes des Philistins.

Il vint outrager insolemment Israël : mais Jonathan, fils de Samaa, frère de David, le tua.

Ces quatre hommes étaient de Geth, de la race d’Arapha ; et ils furent tués par David, ou par ses gens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Etaient nés d’Arapha ; c’est-à-dire qu’ils étaient de la race d’Arapha.