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Genèse 25

ABRAHAM épousa ensuite une autre femme, nommée Cétura ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 1, 32.

qui lui enfanta Zamran, Jecsan, Madan, Madian, Jesboc et Sué.

Jecsan engendra Saba et Dadan. Les enfants de Dadan furent Assurim, Latusim et Loomim.

Les enfants de Madian furent Epha, Opher, Hénoch, Abida et Eldaa. Tous ceux-ci furent enfants de Cétura.

Abraham donna à Isaac tout ce qu’il possédait :

il fit des présents aux fils de ses autres femmes, et de son vivant il les sépara de son fils Isaac, les faisant aller dans le pays qui regarde l’orient.

Tout le temps de la vie d’Abraham fut de cent soixante et quinze ans.

Et les forces lui manquant, il mourut dans une heureuse vieillesse et un âge très-avancé, étant parvenu à la plénitude de ses jours ; et il fut réuni a son peuple.

Isaac et Ismaël, ses enfants, le portèrent en la caverne double, située dans le champ d’Ephron, fils de Séor, Héthéen, vis-à-vis de Mambré,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la caverne double. Voir Genèse, note 23.9.

qu’il avait acheté des enfants de Heth. C’est là qu’il fut enterré aussi bien que Sara, sa femme.

Après sa mort, Dieu bénit son fils Isaac, qui demeurait près du puits nommé le puits de Celui qui vit et qui voit.

Voici le dénombrement des enfants d’Ismaël, fils d’Abraham et d’Agar, Egyptienne, servante de Sara ;

et voici les noms de ses enfants, selon que les ont portés ceux qui sont descendus d’eux : Le premier-né d’Ismaël fut Nabajoth ; les autres furent Cédar, Adbéel, Mabsam,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 1, 29. ― Selon leurs noms et leurs générations ; c’est-à-dire selon les noms de leurs générations. Comparer à Genèse, 3, 16.

Masma, Duma, Massa,

Hadar, Théma, Jéthur, Naphis et Cedma.

Ce sont là les enfants d’Ismaël ; et tels ont été les noms qu’ils ont donnés à leurs châteaux et à leurs villes, ayant été les douze chefs de leurs peuples.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce sont aussi les noms, etc. Littéralement : Et ce sont les noms de leurs châteaux et par leurs villes, ce que l’on interprète par : Et ce sont les noms qui sont passés à leurs châteaux et à leurs villes, ou bien qu’ils ont donnés à leurs châteaux et à leurs villes.

Le temps de la vie d’Ismaël fut de cent trente-sept ans ; et les forces lui manquant il mourut, et fut réuni à son peuple.

Le pays où il habita fut depuis Hévila jusqu’à Sur, qui regarde l’Egypte lorsqu’on entre dans l’Assyrie : et il mourut au milieu de tous ses frères.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jusqu’à Sur. Voir Exode, note 15.22 Les descendants d’Ismaël ou les Bédouins nomades habitèrent depuis l’Arabie Pétrée jusqu’à l’Euphrate et le long de la rive occidentale de l’Euphrate en remontant vers le nord jusque vis-à-vis de l’Assyrie.

Voici quelle fut aussi la postérité d’Isaac, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac ;

lequel ayant quarante ans, épousa Rebecca, fille de Bathuel, Syrien de Mésopotamie, et sœur de Laban.

Isaac pria le Seigneur pour sa femme, parce qu’elle était stérile : et le Seigneur l’exauça, donnant à Rebecca la vertu de concevoir.

Mais les deux enfants dont elle était grosse s’entre-choquaient dans son sein, ce qui lui fit dire : Si cela devait m’arriver, qu’était-il besoin que je conçusse ? Elle alla donc consulter le Seigneur,

qui lui répondit : Deux nations sont dans vos entrailles, et deux peuples sortant de votre sein se diviseront l’un contre l’autre. L’un de ces peuples surmontera l’autre peuple, et l’aîné sera assujetti au plus jeune.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 9, 10.

Lorsque le temps qu’elle devait accoucher fut arrivé, elle se trouva mère de deux enfants jumeaux.

Celui qui sortit le premier était roux, et tout velu comme une peau d’animal, et il fut nommé Esaü, c’est-à-dire, homme fait. L’autre sortit aussitôt, et il tenait de sa main le pied de son frère ; c’est pourquoi il fut nommé Jacob, c’est-à-dire, supplantateur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Osée, 12, 3 ; Matthieu, 1, 2.

Isaac avait soixante ans lorsque ces deux enfants lui naquirent.

Quand ils furent grands, Esaü devint habile à la chasse, et il s’appliquait à cultiver la terre : mais Jacob était un homme simple, et il demeurait retiré à la maison.

Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait de ce qu’il prenait à la chasse : mais Rebecca aimait Jacob.

Un jour Jacob ayant fait cuire de quoi manger, Esaü retourna des champs étant fort las,

et il dit à Jacob : Donnez-moi de ce mets roux que vous avez fait cuire, parce que je suis extrêmement las. C’est pour cette raison qu’il fut depuis nommé Edom, c’est-à-dire, roux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Abdias, 1, 1 ; Hébreux, 12, 16.

Jacob lui dit : Vendez-moi donc votre droit d’aînesse.

Esaü répondit : Je me meurs, de quoi me servira mon droit d’aînesse ?

Jurez-le-moi donc, lui dit Jacob. Esaü le lui jura, et lui vendit son droit d’aînesse.

Et ainsi ayant pris du pain et ce plat de lentilles, il mangea et but, et s’en alla, se mettant peu en peine de ce qu’il avait vendu son droit d’aînesse.