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Genèse 13

ABRAM étant donc sorti de l’Égypte avec sa femme et tout ce qu’il possédait, et Lot avec lui, alla vers la terre de Chanaan du côté du midi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vers la région australe, dans la Palestine du sud.

Il était très-riche, et il avait beaucoup d’or et d’argent.

Il retourna par le même chemin qu’il était venu, et remonta du midi à Béthel, jusqu’au lieu où il avait auparavant dressé sa tente, entre Béthel et Haï,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthel. Voir Genèse, note 12.8.

où était l’autel qu’il avait bâti avant son départ ; et il invoqua en ce lieu le nom du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 12, 7.

Lot, qui était avec Abram, avait aussi des troupeaux de brebis, des troupeaux de bœufs, et des tentes.

Le pays ne leur suffisait pas pour pouvoir demeurer l’un avec l’autre, parce que leurs biens étaient fort grands, de sorte qu’ils ne pouvaient subsister ensemble.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 36, 7.

C’est pourquoi il s’excita une querelle entre les pasteurs d’Abram et ceux de Lot. En ce temps-là les Chananéens et les Phérézéens habitaient en cette terre.

Abram dit donc à Lot : Qu’il n’y ait point, je vous prie, de dispute entre vous et moi, ni entre mes pasteurs et les vôtres, parce que nous sommes frères.

Vous voyez devant vous toute la terre. Retirez-vous, je vous prie, d’auprès de moi. Si vous allez à la gauche, je prendrai la droite ; si vous choisissez la droite, j’irai à la gauche.

Lot levant donc les yeux, considéra tout le pays situé le long du Jourdain, qui s’étendait de ce lieu-là jusqu’à ce qu’on vienne à Ségor, et qui avant que Dieu détruisît Sodome et Gomorrhe, paraissait un pays très-agréable, tout arrosé d’eau comme un jardin de délices, et comme l’Egypte qui est arrosée des eaux du Nil.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sodome et Gomorrhe étaient probablement au sud de la mer Morte, dans une partie qui fut submergée à l’époque de la catastrophe de ces deux villes. ― Ségor était sans doute la première ville égyptienne qu’on rencontrait sur la frontière en allant du pays de Chanaan dans la vallée du Nil. ― Sur le Jourdain, voir l’introduction au livre de Josué.

Et il choisit sa demeure vers le Jourdain, en se retirant du côté de l’orient. Ainsi les deux frères se séparèrent l’un de l’autre.

Abram demeura dans la terre de Chanaan, et Lot dans les villes qui étaient aux environs du Jourdain : et il habita dans Sodome.

Or les habitants de Sodome étaient devant le Seigneur des hommes perdus de vice ; et leur corruption était montée à son comble.

Le Seigneur dit donc à Abram, après que Lot se fut séparé d’avec lui : Levez vos yeux, et regardez du lieu où vous êtes, au septentrion et au midi, à l’orient et à l’occident.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 12, 7 ; 15, 18 ; 26, 4 ; Deutéronome, 34, 4.

Je vous donnerai à vous et à votre postérité pour jamais, tout le pays que vous voyez.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cette promesse de Dieu conférait à Abraham un droit authentique sur tout le pays de Chanaan. Quant à sa postérité, elle ne devait occuper ce pays qu’autant qu’elle serait fidèle, comme lui, à Dieu et à la religion. Cette condition se trouve clairement exprimée par l’Ecriture elle-même. Voir en effet Lévitique, 18, vv. 26, 28 ; Deutéronome, 4, 25-26 ; Isaïe, 48, 18-19. ― Si l’on prend à la lettre l’expression pour toujours, il ne faut pas oublier que la terre de Chanaan n’est ici que la figure de la Chanaan céleste, que doivent posséder éternellement les vrais enfants d’Abraham, qui auront imité sa foi et sa vertu. ― Du reste, dans l’Ecriture, pour toujours signifie souvent seulement pour longtemps.

Je multiplierai votre race comme la poussière de la terre. Si quelqu’un d’entre, les hommes peut compter la poussière de la terre, il pourra compter aussi la suite de vos descendants.

Parcourez présentement toute l’étendue de cette terre dans sa longueur et dans sa largeur, parce que je vous la donnerai.

Abram levant donc sa tente, vint demeurer près de la vallée de Mambré, qui est vers Hébron ; et il dressa là un autel au Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hébron est située sur le versant de trois montagnes et dans une vallée, à une hauteur de 850 mètres environ au-dessus de la Méditerranée, au milieu des montagnes de Juda, dans la Palestine méridionale. C’est l’une des plus anciennes villes de la terre de Chanaan ; elle s’appelait aussi Cariath-Arbé. La vallée au fond de laquelle est l’Hébron actuelle se dirige du nord au sud. Les coteaux sont encore aujourd’hui couverts de vignes qui produisent les plus beaux raisins de la terre de Juda. On y voit aussi des bosquets d’oliviers. Le tombeau des patriarches est à l’extrémité d’Hébron.