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Genèse 12

LE Seigneur dit ensuite à Abram : Sortez de votre pays, de votre parenté, et de la maison de votre père, et venez en la terre que je vous montrerai.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes Apôtres, 7, 3.

Je ferai sortir de vous un grand peuple ; je vous bénirai ; je rendrai votre nom célèbre, et vous serez béni.

Je bénirai ceux qui vous béniront, et je maudirai ceux qui vous maudiront ; et TOUS LES PEUPLES DE LA TERRE SERONT BÉNIS EN VOUS.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 18, 18 ; 22, 18 ; Galates, 3, 8.

Abram sortit donc comme le Seigneur le lui avait commandé, et Lot alla avec lui. Abram avait soixante et quinze ans lorsqu’il sortit de Haran.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Hébreux, 11, 8.

Il prit avec lui Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, tout le bien qu’ils possédaient, avec toutes les personnes dont ils avaient augmenté leur famille à Haran ; et ils en sortirent pour aller dans le pays de Chanaan. Lorsqu’ils y furent arrivés,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les âmes ; pour les personnes, les individus. Comparer à Genèse, 9, 5.

Abram passa au travers du pays jusqu’au lieu appelé Sichem, et jusqu’à la vallée Illustre. Les Chananéens occupaient alors ce pays-là.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La vallée illustre, en hébreu Moré, la vallée située entre le mont Hébal et le mont Garizim, au cœur même de la Palestine. ― Sichem est le site le plus beau de la Palestine centrale, le mieux arrosé de tout le pays ; on n’y compte pas moins de 27 sources. Les oliviers qui croissent rendent le paysage perpétuellement vert.

Or le Seigneur apparut à Abram, et lui dit : Je donnerai ce pays à votre postérité. Abram dressa en ce lieu-là un autel au Seigneur, qui lui était apparu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 13, 15 ; 15, 18 ; 26, 4 ; Deutéronome, 34, 4.

Etant passé de là vers une montagne qui est à l’orient de Béthel, il y tendit sa tente, ayant Béthel à l’occident, et Haï à l’orient. Il dressa encore en ce lieu-là un autel au Seigneur, et il invoqua son nom.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A l’orient de Béthel. Béthel est sur la grande route qui conduit du nord-est au sud-ouest de la Palestine. Abram s’arrêta sur la montagne située au levant. De là il put jouir du spectacle de la Terre-Sainte presque entière : à l’est, au premier plan, la chaîne dentelée des collines de Jéricho ; dans le lointain, les montagnes de Moab ; entre les deux, la large vallée du Jourdain ; au sud et à l’ouest, l’œil domine les sombres collines de la Judée ; au loin, la chaîne méridionale sur une pente de laquelle est Hébron ; vers le nord, les collines qui séparent la Judée des riches plaines de Samarie.

Abram alla encore plus loin, marchant toujours et s’avançant vers le midi.

Mais la famine étant survenue en ce pays-là, Abram descendit en Égypte pour y passer quelque temps, parce que la famine était grande dans le pays qu’il quittait.

Lorsqu’il était près d’entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Je sais que vous êtes belle ;

et que quand les Egyptiens vous auront vue, ils diront : C’est la femme de cet homme-là ; et ils me tueront, et vous réserveront pour eux.

Dites donc, je vous supplie, que vous êtes ma sœur : afin que ces gens-ci me traitent favorablement à cause de vous, et qu’ils me conservent la vie en votre considération.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 20, 11. ― Sara était véritablement sœur d’Abraham, étant fille du même père que lui. Voir Genèse, 20, 12. D’ailleurs le mot hébreu traduit par sœur signifie également cousine, nièce, et en général proche parente. ― Et que mon âme vive ; c’est-à-dire, et que je puisse ainsi sauver ma vie.

Abram étant entré ensuite en Égypte, les Egyptiens virent que cette femme était très-belle.

Et les premières personnes du pays en ayant donné avis à Pharaon, et l’ayant fort louée devant lui, elle fut enlevée et menée au palais du roi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pharaon n’est pas un nom propre, mais un titre. On ignore quel est le pharaon qui régnait en Egypte à l’époque d’Abraham.

Ils en usèrent bien à l’égard d’Abram à cause d’elle ; et il reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux.

Mais le Seigneur frappa de très-grandes plaies Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram.

Et Pharaon ayant fait venir Abram, lui dit : Pourquoi avez-vous agi avec moi de cette sorte ? Que ne m’avez-vous averti qu’elle était votre femme ?

D’où vient que vous avez dit qu’elle était votre sœur, pour me donner lieu de la prendre pour ma femme ? Voilà donc votre femme que je vous rends présentement ; prenez-la, et vous en allez.

Et Pharaon ayant donné ordre à ses gens de prendre soin d’Abram, ils le conduisirent jusque hors de l’Égypte avec sa femme et tout ce qu’il possédait.