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Genèse 11
LA terre n’avait alors qu’une seule langue et qu’une même manière de parler.
Et comme ces peuples étaient partis du côté de l’orient, ayant trouve une campagne dans le pays de Sennaar, ils y habitèrent ;
et ils se dirent l’un à l’autre : Allons, faisons des briques, et cuisons-les au feu. Ils se servirent donc de briques comme de pierres, et de bitume comme de ciment.
Ils s’entre-dirent encore : Venez, faisons-nous une ville et une tour qui soit élevée jusqu’au ciel ; et rendons notre nom célèbre avant que nous nous dispersions par toute la terre.
Or le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les enfants d’Adam,
et il dit : Ils ne sont tous maintenant qu’un peuple, et ils ont tous le même langage ; et ayant commencé à faire cet ouvrage, ils ne quitteront point leur dessein qu’ils ne l’aient achevé entièrement.
Venez donc, descendons en ce lieu, et confondons-y tellement leur langage, qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres.
C’est en cette manière que le Seigneur les dispersa de ce lieu dans tous les pays du monde, et qu’ils cessèrent de bâtir cette ville.
C’est aussi pour cette raison que cette ville fut appelée Babel, c’est-à-dire, dans la confusion, parce que c’est là que fut confondu le langage de toute la terre. Et le Seigneur les dispersa ensuite dans toutes les régions du monde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Babel. Probablement sur l’emplacement du Birs-Nimroud actuel, sur les ruines de l’ancienne Babylone, capitale de la Babylonie.
Voici la généalogie des enfants de Sem : Sem avait cent ans lorsqu’il engendra Arphaxad, deux ans apres le déluge ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 1, 17.
et Sem, après avoir engendré Arphaxad, vécut cinq cents ans ; et il engendra des fils et des filles.
Arphaxad ayant vécu trente-cinq ans, engendra Salé ;
et Arphaxad, après avoir engendré Salé, vécut trois cent trois ans ; et il engendra des fils et des filles.
Salé ayant vécu trente ans, engendra Héber ;
et Salé, après avoir engendré Héber, vécut quatre cent trois ans ; et il engendra des fils et des filles.
Héber ayant vécu trente-quatre ans, engendra Phaleg ;
et Héber, après avoir engendré Phaleg, vécut quatre cent trente ans ; et il engendra des fils et des filles.
Phaleg ayant vécu trente ans, engendra Réu ;
et Phaleg, après avoir engendré Réu, vécut deux cent neuf ans ; et il engendra des fils et des filles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 1, 19.
Réu ayant vécu trente-deux ans, engendra Sarug ;
et Réu, après avoir engendré Sarug, vécut deux cent sept ans ; et il engendra des fils et des filles.
Sarug ayant vécu trente ans, engendra Nachor ;
et Sarug, après avoir engendré Nachor, vécut deux cents ans ; et il engendra des fils et des filles.
Nachor ayant vécu vingt-neuf ans, engendra Tharé ;
et Nachor, après avoir engendré Tharé, vécut cent dix-neuf ans ; et il engendra des fils et des filles.
Tharé ayant vécu soixante et dix ans, engendra Abram, Nachor et Aran.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Josué, 24, 2 ; 1 Paralipomènes, 1, 26.
Voici les enfants qu’eut Tharé : Tharé engendra Abram, Nachor et Aran. Or Aran engendra Lot.
Et Aran mourut avant son père Tharé au pays où il était né, dans Ur en Chaldée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ur des Chaldéens, aujourd’hui Mugheir, dans l’ancienne Chaldée, à peu près à moitié distance entre Babylone et l’embouchure de l’Euphrate dans le golfe persique. Ur était une ville considérable, où l’on cultivait les sciences et les arts et la littérature et où l’on adorait principalement la Lune sous le nom de dieu Sin.
Mais Abram et Nachor prirent des femmes. La femme d’Abram s’appelait Saraï, et celle de Nachor s’appelait Melcha, fille d’Aran, qui fut père de Melcha et père de Jescha.
Or Saraï était stérile, et elle n’avait point d’enfants.
Tharé ayant donc pris Abram, son fIls, Lot, son petit-fils, fils d’Aran, et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram, son fils, les lit sortir d’Ur en Chaldée, pour aller avec lui dans le pays de Chanaan ; et étant venus jusqu’à Haran, ils y habitèrent.
Et Tharé, après avoir vécu deux cent cinq ans, mourut à Haran.
Commentaire (versets 31 à 32) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 31 à 32 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Haran est la même ville que Charan, dont parle saint Etienne dans Actes des Apôtres, 7, vv. 2, 4. ― Haran est situé au point d’intersection où se croisent les routes qui conduisent les caravanes aux gués de l’Euphrate d’une part, aux gués du Tigre de l’autre, sur le Bililk, affluent de l’Euphrate, dans une plaine qui était autrefois arrosée par de nombreux canaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Sagesse, 10, 5. ― Dans la terre de Sennaar, en Babylonie.